Sécurité des aliments : Aux côtés des pêcheurs professionnels, des produits de la mer contrôlés et tracés Guadeloupe
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Les zones d’interdiction de pêche
Définies par arrêté préfectoral, les zones d’interdiction de pêche sont de deux types :
- Zone d’interdiction totale, de 37 km² où toute activité de pêche est strictement interdite du fait d’un niveau de contamination élevé. Dans ces eaux, tous les poissons et crustacés dépassent les normes sanitaires de consommation.
- Zone d’interdiction partielle, où la pêche est autorisée pour certaines espèces, qui sont peu sensibles à la contamination et conformes aux normes sanitaires.
Légende :
En mer :
- En rouge : Zone d’interdiction totale de pêche
- En orange : Zone d’interdiction partielle de pêche en fonction des espèces citées dans l’arrêt
- En jaune : Zone d’interdiction de pêche du crabe cirique
En rivière :
- En rouge : Cours d’eau concerné par l’arrêté d’interdiction de consommation des produits de la pêche en eaux douces
- En bleu : Cours d’eau non concerné par l’arrêté
Consultez la liste des espèces interdites dans la zone d’interdiction partielle annexe 2 de l’arrêté n°2014-012 du 28 février 2024
Pêche interdite des langoustes (blanches et brésilienne) de moins de 25 cm. Pour les langoustes de plus de 25cm, la pêche est autorisée car les langoustes adultes ont mué plusieurs fois, éliminant par ce biais la chlordécone.
Pour mieux comprendre la contamination des poissons et les zones de pêches : la BD Tropiques Toxiques de Jessica Oubié illustre ce phénomène
Fok ou konnèt ki koté ou kay péché pou pwéservé santé aw
Il faut connaître les zones de pêche autorisées pour préserver sa santé
Des contrôles renforcés en mer
Dans le cadre de la lutte contre la contamination à la chlordécone, la Direction de la mer est chargée de coordonner la police des pêches pour garantir le respect des réglementations.
Ces patrouilles en mer et sur les sites de débarquement permettent :
- Le contrôle des engins de pêche, afin de vérifier que les outils utilisés (filets, casiers, lignes) sont adaptés aux espèces autorisées dans les zones concernées.
- La surveillance des zones interdites, afin de s’assurer que les pêcheurs respectent les limites géographiques des zones de pêche définies en fonction du risque de contamination.
- Le suivi de l’origine des captures, afin de garantir que les produits de la mer mis sur le marché proviennent exclusivement de zones autorisées.
Les casiers de pêche et filets retrouvés en zone d’interdiction sont systématiquement détruits pour prévenir toute vente et consommation de produits contaminés.
En 2024,
-
303
patrouilles en mer dans les zones d’interdiction de pêche permettant de relever et détruire 44 engins de pêche illégale
Sav sa ou ka manjé, pou pa kontaminé’w
Savoir d’où vient ce que tu manges pour ne pas te contaminer
Pour valoriser la filière professionnelle, le comité des pêches de Guadeloupe (CRPMEM) a conçu et apposé sur chaque bateau un macaron individuel d’immatriculation. Il constitue un outil clé pour assurer la traçabilité des produits depuis leur capture jusqu’à leur commercialisation.
Pour soutenir la filière, la stratégie chlordécone prend en charge une aide financière aux pêcheurs. Elle compense l’intégralité de charges sociales dues par les professionnels afin d’améliorer leurs revenus et l’accès à d’autres aides. En 2024, toutes les entreprises de pêche de Guadeloupe, à jour de leurs déclarations, ont bénéficié de cette aide financière.
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Les acteurs engagés sur le terrain
- Le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins de Guadeloupe – CRPMEMIG
- La Direction de la Mer – police des pêches, suivi et contrôle des zones d’interdiction
- Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Forêts – DAAF – police unique en matière de sécurité sanitaire des aliments
- Promotion Santé Guadeloupe et son programme TITIRI